Jeunesse Communiste
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Notre plate-forme est maintenant disponible sur le blog
Le noyau d'organisation de Jeunesse Communiste a contacté plusieurs groupes communistes implantés au Québec. Une proposition d'unité sur des bases communistes et sur une plate-forme commune a été faite dans le but de fonder une organisation de jeunes communistes. Avis aux intéressé-e-s, vous pouvez nous joindre via notre courriel.
Présentation
Pour nous, le socialisme et le communisme n’a rien à voir avec les systèmes totalitaires se revendiquant à tort de socialistes ou de communistes. La Chine, Corée et autres ne sont que des systèmes où le capitalisme d’État est caché derrière un vernis de propagande très caricaturée du communisme. Le socialisme authentique c’est la propriété collective des terres, des entreprises, banques, ressources naturelles, etc. gérées pour et par le peuple travailleur. C’est la réalisation d’une société où l’on met l’être humain et son environnement avant le profit.
Nous invitons tous ceux et celles interessé-e-s à joindre la lutte pour le socialisme à nous contacter et/ou à joindre l'organisation. Bienvenue à tous et toutes!
courriel: jeunessecommuniste@hotmail.com
Buts et Objectifs (2009-2010)
But #1. Relancer la lutte pour le socialisme dans la jeunesse
Objectifs reliés au but I:
Mettre sur pied une organisation unique qui vise à regrouper les étudiant-e-s socialistes/communistes du secondaire, du collégial et des universités et les jeunes travailleurs et travailleuses de moins de 25 ans en dehors des institutions scolaires
Faire agit./prop. en respect avec les critères du contenu du discours (parutions, tracts, affichage)
Mobiliser pour la journée internationale des travailleurs et travailleuses (1er Mai) et contre le sommet du G20 qui aura lieu dans la région de Toronto en juin 2010
But #2. Approfondir la réflexion des membres sur la pensée communiste
Objectifs reliés au but II:
Se doter d'une plate-forme (objectif réalisé)
Organiser une conférence pour l'année 2010
Organiser des débats thématiques durant l'été
Contenu du discours
2. Amener la critique marxiste du capitalisme
3. Proposer l'alternative concrète du socialisme
4. Insister sur la nécessité de s'organiser et d'agir sur des bases marxistes et autonomes.
Plate-forme
Pourquoi une plate-forme ?
Notre plate-forme est la base d’unité de l’organisation, c’est le texte de référence que nous défendons, le ciment qui lie les membres les uns aux autres. La plate-forme est également notre contribution à la lutte de classes, notre contribution à la compréhension des rouages du système capitaliste et une profonde démystification du socialisme et du communisme. Finalement, notre plate-forme est un appel à l’action, à la lutte!
Bonne lecture
Comprendre le capitalisme
Le capitalisme est un système économique basé sur la propriété privée et/ou étatique des moyens de production et sur un mode de répartition inégale des richesses engendrées par le travail humain. En d’autres termes, les usines, les terres agricoles, les petites, moyennes et grandes entreprises, les ressources naturelles, etc. sont possédées par une minorité d’individus et les richesses engendrées par cette production sont redistribuées en faveur des riches, c’est-à-dire de la bourgeoisie, et en défaveur des classes populaires, c’est-à-dire les travailleurs et travailleuses du prolétariat, les chômeurs et chômeuses, les assistés sociaux et dans certains cas, les étudiants et étudiantes. Le but des capitalistes et la logique inhérente du capitalisme est la course aux profits. Autrement dit, les bourgeois veulent maximiser leurs profits, leurs capitaux et cela au détriment des peuples du monde entier.
Le capitalisme est un système divisé en classes sociales aux intérêts antagoniques. La bourgeoisie, composée d’actionnaires, de hauts fonctionnaires, de cadres supérieurs, de propriétaires, de professionnels de la finance, est la classe sociale des capitalistes qui possède et/ou contrôle les moyens de production. La bourgeoisie vit des profits, ou plus précisément de la plus-value, engendrée par les classes travailleuses. Son but est de maximiser ses profits et dans ce sens, elle attaque les conditions de vie, de travail, les salaires, les programmes sociaux gagnés par le prolétariat. Ainsi, la bourgeoisie augmente ses profits. Le prolétariat est la classe sociale majoritaire - environ les deux tiers de la population - dans les pays capitalistes avancés. Cette classe est constituée du personnel technique, du personnel dans les services, du personnel ouvrier et des sans-emplois. Les travailleurs et travailleuses du prolétariat ne possèdent aucun moyen de production, ils et elles n’ont que leur force de travail –de type manuel ou intellectuel - à vendre qu’ils et elles échangent contre un salaire. Les prolétaires n’ont pas ou à peu près pas de pouvoir et de rôle à jouer dans la direction de leurs lieux de travail. Sur le lieu de travail, cette classe est soumise par la discipline et ne fait qu’exécuter les ordres. Historiquement, le prolétariat est une classe qui recherche spontanément à avoir des meilleures conditions de vie en général – salaire, avantages sociaux, etc. -, ce qui l’amène à s’opposer consciemment ou pas à la bourgeoisie, aux patrons. C’est ce qu’on appelle la lutte des classes. Autrement dit, les intérêts vitaux de la classe bourgeoise et les intérêts vitaux du prolétariat sont diamétralement opposés. Le choc entre ces intérêts amène un combat entre les deux classes. Ce combat peut s’exprimer par des grèves, des protestations, des occupations de lieux de travail, etc.
Le capitalisme, c’est l’exploitation
Dans la sphère du travail, les rapports entre les personnes sont très inégaux. Dans plusieurs cas, certains dirigent et d’autre exécutent. Une hiérarchie très claire existe entre les patrons et les patronnes d’un côté et les travailleurs et travailleuses de la base de l’autre. Ces rapports se vivent différemment d’une place à l’autre, mais à chaque endroit, nous n’avons pas souvent notre mot à dire. Cela n’est rien comparativement au vol systématique de la force de travail que les capitalistes organisent. Effectivement, les patrons et patronnes tirent de grands profits de nous, les travailleurs et travailleuses du prolétariat. Notre travail produit beaucoup de richesses, autant matérielles qu’intellectuelles, et les bourgeois-es les utilisent pour réaliser des profits, souvent très énormes. Pourtant, c’est nous qui travaillons et c’est nous qui créons, mais c’est eux qui encaissent le gros de notre travail. En échange de celui-ci, les capitalistes nous en paient seulement une partie ou pour être plus clair, ils et elles nous donnent seulement une petite couche des profits réalisés. En d’autres termes, les capitalistes exploitent notre travail. Cette exploitation peut revêtir des formes particulièrement barbares dans plusieurs pays, mais elle existe ici aussi, nous la vivons chaque jour. Dans cette logique de réaliser le maximum d’argent avec nous, les patrons et patronnes de la bourgeoisie nous paient le moins possible, font des pressions pour qu’on travaille plus longtemps, plus rapidement, avec des cadences de travail toujours plus élevées. Seule la riposte organisée des travailleurs et travailleuses du prolétariat peut freiner partiellement l’avidité de la bourgeoisie. Par contre, pour mettre définitivement fin à l’exploitation de notre force de travail, nous devons nous débarrasser du capitalisme.
Le capitalisme, c’est la destruction de l’environnement
Le respect et la sauvegarde de l’environnement et le maintien du système capitaliste sont deux éléments incompatibles. La logique du capitalisme, comme mentionné plus haut, c’est l’accumulation du capital et la recherche infinie du profit. Cette recherche infinie du profit engendre la surproduction, le pillage des ressources naturelles, l’exploitation illimitée de la nature, la destruction des forêts pour l’argent, la vente de l’eau, etc. L’industrie capitaliste saute de désastre écologique en désastre écologique, exploite et dévaste des régions complètes, épuise des sols, pollue l’eau, l’air, les sols, et ce, au mépris des populations locales, nationales et internationales. À ce rythme, les capitalistes et leur logique marchande vont piller et détruire la planète de fond en comble pour continuer d’accumuler leurs immenses richesses, et ce, au détriment du bien-être futur de l’humanité. L’organisation économique du capitalisme est tellement chaotique et destructrice que le pillage systématique de l’environnement est accompagné de gaspillage insensé des ressources, de la nourriture et des marchandises. Les grands capitalistes ne veulent pas s’arrêter dans leur élan, le respect de l’environnement est contraire aux fondements du capitalisme. Si nous voulons que la planète Terre soit encore vivable dans les années à venir, la jeunesse et les travailleurs et travailleuses du prolétariat doivent se soulever contre le capitalisme qui ravage notre environnement.
Le capitalisme, c’est une « démocratie » de pacotille
La « démocratie » du capital, c’est le parlement pour les riches et par les riches. Malgré le droit de vote qui est accordé à tous les citoyens et citoyennes de toutes les classes sociales, le parlement reste le château fort qui défend à tout prix la propriété privée des moyens de production et son mode de répartition inégale des richesses. Ainsi, la « démocratie représentative » actuelle est un instrument dans les mains de la bourgeoisie pour y faire valoir ses propres intérêts. À chaque tentative historique, ici ou ailleurs, du peuple travailleur d’y faire élire une majorité de députés qui défendent réellement ses intérêts vitaux, ou bien la tentative échouait après une campagne démagogique de l’opposition, ou bien les députés trahissaient les travailleurs et travailleuses du prolétariat ou bien le nouveau parlement constitué était renversé impunément par les forces réactionnaires au service des richissimes de la société. Le cirque parlementaire et ses députés maintenaient et maintiennent toujours l’illusion que le peuple travailleur peut acquérir un réel contrôle sur leur vie par cette piètre et fausse « démocratie ». La vérité est que chaque fois que les prolétaires se sont mis en marche en Amérique, en Europe, en Asie, en Afrique ou en Océanie pour changer la société de fond en comble, renverser le capitalisme et lutter pour le socialisme, la « pseudo-démocratie» parlementaire s’est toujours opposée à la volonté des classes populaires. La « démocratie » du capital ne connaît qu’une seule règle, c’est-à-dire que les institutions étatiques, y compris le parlement, doivent servir les intérêts vitaux des capitalistes, c’est-à-dire la propriété privée, son mode de répartition inégale des richesses et son droit de dominer les prolétaires, peuples et nations opprimés. Dans ce système, notre seul choix est de sélectionner, aux 4 ou 5 ans, ceux et celles qui vont nous escroquer. On ne choisit ni les grandes politiques nationales ou internationales, ni de faire la guerre, ni les lois, etc. on n’a aucun pouvoir, sauf celui d’élire des gens qui ne respectent rien, même pas leurs propres paroles. C’est pour cela que nous appelons cette « démocratie » bourgeoise de pacotille, la dictature du capital. En d’autres termes, la dictature du fric, de l’argent. En conclusion, les capitalistes « respectent » leur « démocratie » pourvu qu’elle ne contrevienne pas à la propriété privée, pourvu qu’elle ne se retourne pas contre leurs « maîtres » bourgeois. Dans le cas contraire, les capitalistes vont tout faire pour s’y opposer, y compris utiliser la force.
Le capitalisme, c’est l’État au service de la bourgeoisie
L’État c’est un territoire donné, mais c’est aussi et surtout le parlement, le système judiciaire, la police, l’armée, etc. C’est une immense machine qui met en pratique les lois, politiques et directives du gouvernement. L’État, au même titre que la « démocratie parlementaire », n’est pas neutre. Au contraire, il est structuré en fonction de faire régner l’ordre dans une société divisée en classes sociales, dans une société où les inégalités sont criantes. Autrement dit, c’est faire régner l’ordre dans une société injuste. Faire régner l’ordre et l’injustice dans un système capitaliste, c’est réprimer les criminels – ce qui est tout à fait légitime -, mais c’est aussi réprimer les victimes du capitalisme – ce qui est beaucoup moins légitime - , c’est-à-dire les petits salariés qui volent pour manger, les travailleurs et travailleuses du prolétariat qui se tassent un peu d’argent au noir, les sans-papiers qui cherchent une meilleure vie, les prostitué-es qui vendent leur corps, etc. C’est aussi réprimer la révolte, encadrer abusivement les manifestations, infiltrer des groupes, faire de la répression politique envers les grévistes, les manifestants et manifestantes, disperser violemment des foules et dans des cas extrêmes, faire intervenir l’armée. La justice dans le système capitaliste c’est aussi la légalisation du vol par les riches des classes travailleuses, la légalisation d’échappatoires fiscaux sans limites pour les bourgeois, l’autorisation des banques de voler de mille et une manières différentes le peuple travailleur. C’est une justice à deux vitesses où on met beaucoup d’argents et de flics à réprimer les petits délits, à arrêter les jeunes et moins jeunes des classes populaires, particulièrement les gens de couleurs tandis qu’on met beaucoup moins de temps et de personnes à arrêter les actionnaires qui nous volent, les patrons qui fraudent et les grands bourgeois de la mafia du crime. C’est une justice qui fait de la discrimination envers les prolétaires et plus particulièrement, les jeunes prolétaires de couleur et les jeunes « marginaux ». En définitive, l’État est un appareil qui sert à défendre la société dont il émerge et dans le cas présent, c’est le capitalisme.
Le capitalisme, à son stade impérialiste – son stade actuel -, c’est la concentration des capitaux, c’est la transformation de la concurrence à l’intérieur d’un pays en concurrence mondiale entre les monopoles des différents pays. Ce stade est caractérisé par la concentration de la production, la convergence, les fusions entre les grandes entreprises et l’étouffement des petits propriétaires. Cette tendance à la concentration et à la convergence se voit aussi dans les médias. Les grands médias, appelés aussi « mass médias », sont rendus les moyens les plus efficaces pour diffuser un point de vue unique, souvent des points vue qui défendent les riches bourgeois et rarement la masse du peuple travailleur. Ainsi, les propriétaires richissimes de la société à qui appartiennent les grands médias, c’est-à-dire les maisons d’édition, les grands journaux, les chaînes de télévision, les grandes radios, s’assurent de la domestication des masses populaires et du contrôle des idées. D’un grand média à l’autre, c’est blanc bonnet, bonnet blanc. La prétendue « liberté de presse et d’expression » est mise à mal par les monopoles. Pour lutter contre cet état de fait et l’hégémonie des grands médias, il faut créer des médias qui défendent le point de vue de la jeunesse prolétarienne et qui soient indépendants et autonomes des grandes entreprises et actionnaires.
Le capitalisme à son stade impérialiste c’est également une poignée d’États particulièrement riches et puissants qui pillent le monde entier. C’est l’asservissement conscient des pays de la périphérie capitaliste, c’est-à-dire les pays pauvres, aux pays impérialistes, c’est-à-dire les économies capitalistes avancées, les pays riches. Ainsi, la bourgeoisie des pays capitalistes avancés y retire d’immenses privilèges et richesses. En d’autres termes, les pays impérialistes se font la lutte pour la distribution et la redistribution de leur zone d’influence sur la planète Terre. Dans leur lutte pour le partage du monde, les différents États capitalistes déclenchent des guerres. Le motif derrière ces guerres est le partage des marchés, des secteurs importants de l’économie, des territoires stratégiques, mais toujours dans le but d’assouvir la soif du capital. Autrement dit, la guerre est un moyen pour maximiser les profits, soit par l’économie de guerre, soit en mettant la main sur de nouvelles ressources naturelles, secteurs stratégiques de l’économie, etc. Tant que va exister le capitalisme et la recherche infinie du profit – qui ne respecte aucune loi, sauf la sienne -, l’impérialisme et les guerres vont toujours exister et seront toujours inévitables. L’aboutissement de l’impérialisme est toujours la guerre.
Le capitalisme, c’est un système de crises
Depuis l’émergence du capitalisme, ce système est traversé par des crises économiques. Des crises économiques qui augmentent le chômage, la pauvreté et la misère. Ainsi, au milieu de l’abondance et de la surproduction, des gens se retrouvent sans emploi et dans une situation précaire. Les crises sont un phénomène incontournable sous le capitalisme parce que l’anarchie règne dans la gestion totale de la production. Chaque entreprise est dirigée dans son coin, indépendamment des autres, sans plan général et avec comme seul but de faire des profits et non de répondre aux besoins humains. Alors, quand les entreprises produisent trop, que les prix baissent, mais que la production ne se vend pas, la crise éclate et les dirigeants d’entreprises, des magasins, etc. coupent dans les postes, les salaires, les heures et dans le pire des cas, ferment leurs portes. Dans chaque cas, ce sont les travailleurs et travailleuses du prolétariat et le peuple qui écopent et non la clique de grands bourgeois et de grandes bourgeoises qui profitent de la crise pour noyer ses compétiteurs et compétitrices et se renflouer les poches sur notre dos. Malgré cela, il ne faut pas se leurrer, le système capitaliste n’est pas en mesure de garantir le plein-emploi pour tous et toutes, même en temps normal. Même lorsqu’il n’y pas de crises économiques, le chômage et l’aide sociale existent encore. À la place de diminuer les heures des travailleurs et des travailleuses, réorganiser les lieux de travail et la production, les capitalistes préfèrent se garder une armée de réserve - les sans-emplois — pour faire pression sur les salaires et les conditions de travail de ceux et celles qui ont un emploi. Donc, le capitalisme n’est pas seulement traversé par des crises économiques, mais aussi par une multitude de crises sociales : La crise du logement, l’itinérance économique, les famines dans les pays pauvres, l’appauvrissement des travailleurs et travailleuses du prolétariat, etc. Des crises que le capitalisme n’a toujours pas réussi à régler après des décennies de développement et des crises qu’il ne réussira jamais à résoudre dans un système où les besoins humains viennent après le profit.
Que faire?
Le capitalisme est un système d’inégalités et de profondes injustices, mais le constater n’est pas suffisant, il faut également s’organiser ensemble pour arriver à le renverser. Il faut agir dès maintenant pour un profond changement de société, pour la fin de l’exploitation, pour une économie en harmonie avec les besoins humains et la nature, pour une société où le peuple travailleur à véritablement son mot à dire, où les institutions sont au service de la majorité prolétarienne et non au service d’une minorité de bourgeois et bourgeoises, pour que l’impérialisme et ses guerres barbares cède la place à l’internationalisme, c’est-à-dire la solidarité internationale. Autrement dit, il faut lutter pour un socialisme authentique. La seule alternative possible à la barbarie capitaliste est le socialisme. Dans cette lutte, le prolétariat doit être uni sous la même bannière. L’âgisme, l’homophobie, le racisme et le sexisme sont des pensées réactionnaires et conservatrices qui doivent être combattues non seulement pour le progrès de l’humanité, mais aussi pour réaliser l’unité complète des travailleurs et travailleuses du prolétariat. Luttons contre le capitalisme! Contre les oppressions spécifiques! Et pour un socialisme authentique!
La jeunesse au travail
La jeunesse prolétarienne endure plusieurs difficultés reliées au mode de production capitaliste. La jeunesse prolétarienne connaît un gros taux de chômage – 15,6% en 2009 -, plusieurs jeunes de moins de 25 ans ont des difficultés à se trouver un premier emploi et n’ont ainsi pas le droit aux prestations de l’assurance-chômage. Quand les jeunes travailleurs et travailleuses se trouvent finalement un emploi, il est souvent mal payé –le salaire minimum- . En d’autres termes, la jeunesse des classes populaires est utilisée comme «cheap labor», c’est-à-dire comme main-d’œuvre à bon marché. De plus, les jeunes prolétaires sont souvent les premiers qui subissent les mises à pied. Les avantages sociaux, déjà très bas pour les travailleurs et travailleuses du prolétariat, sont encore moins grands pour les jeunes. Dans plusieurs cas, ils et elles ne disposent pas de régime d’assurance et n’ont très peu ou pas du tout de congé. Face à cette situation globale, les armées impérialistes du monde entier, y compris la nôtre, réussissent à recruter dans la jeunesse en leur offrant mille et un espoir et fausses promesses. La réalité est que l’armée utilise la jeunesse comme chair à canon dans des guerres pour les intérêts d’une minorité capitaliste. Pendant ce temps, la jeunesse prolétarienne aux études subit aussi les inégalités du système capitaliste.
La jeunesse aux études
La plupart des jeunes issus des milieux populaires vont finir leurs études avec le secondaire, mais pour les jeunes prolétaires qui vont réussir à surmonter les barrières socio-économiques et culturelles pour continuer l’école au collégial et les très rares à l’université, leur droit à l’éducation est sérieusement menacé. Les frais de scolarité, y compris les frais afférents, n’arrêtent pas d’augmenter, les loyers augmentent, le coût de la nourriture augmente, les dépenses augmentent, mais les salaires n’augmentent pas au même rythme. Autrement dit, les coûts reliés aux études n’arrêtent pas d’augmenter et menace sérieusement l’accès à l’éducation pour la jeunesse prolétarienne. Les jeunes aux études se voient de plus en plus contraint de travailler plus longtemps pour subvenir à leurs besoins. Les prêts et bourses accordés par le gouvernement sont de plus en plus dérisoires. De plus, la qualité de l’éducation diminue à mesure que les coupures et restrictions budgétaires sont appliquées par le gouvernement et ce, au niveau primaire, secondaire, collégial et universitaire. En d’autres termes, l’égalité d’accès à l’éducation est loin d’être acquise et au final, c’est la jeunesse prolétarienne qui est la plus durement frappée.
L’éducation sous le capitalisme
L’éducation n’échappe pas à la logique capitaliste. En fait, l’éducation est un outil parmi d’autres au service, consciemment ou pas, de la classe dominante. Dès le primaire, on sépare les riches des moins riches. D’un côté ce sont les écoles privées très bien financées et de l’autre, les écoles publiques sous-financées. De plus, dans chaque école on crée des groupes spéciaux séparés du reste de la population étudiante. Le but est de former une élite le plus tôt possible, une jeune élite qui va diriger la société à la fin de ses études. Donc, dès le départ, on assiste à une éducation à deux vitesses, mais ce n’est pas tout. L’éducation sous le système capitaliste agit comme un reproducteur des classes sociales, c’est-à-dire que les fils et filles issus de famille petite-bourgeoise et bourgeoise vont obtenir par le biais de l’éducation des emplois reliés à leur classe et vice-versa pour les prolétaires. Le système d’éducation est aussi un excellent moyen de diffuser largement les idées reçues sur le fonctionnement de la société. La plupart du temps on y apprend à être conformiste et non à être révolutionnaire, à être passif plutôt qu’actif. En d’autres termes, on nous y enseigne les idées dominantes, rarement les idées progressistes et ce, dans tous les secteurs de l’éducation. De plus, des programmes entiers d’éducation sont créés pour faire tourner la roue capitaliste –marketing, HEC, gestion, etc.-. Les programmes sont souvent basés sur le «par cœur», il faut répéter machinalement les dires du professeur ou de la professeure. Autrement dit, on laisse très peu de place à la créativité et au développement d’un esprit critique. À cela s’ajoute la division trop rigide entre le «pratique» et le «théorique», entre le «manuel» et les «connaissances intellectuelles».
Une éducation orientée sur les besoins du peuple
Évidemment, une éducation au service du peuple travailleur doit être gratuite et de qualité, mais doit aussi laisser place à la création, à la coopération et à l’initiative des jeunes. Les jeunes étudiants et étudiantes doivent avoir un contrôle, un pouvoir sur le contenu des cours, mais aussi sur la vie de l’école. Les différentes méthodes d’éducation doivent être expérimentées et les interactions entre enseignants et enseignantes et étudiants et étudiantes doivent être davantage égalitaires. Les cours doivent laisser place à la critique. La théorie et la pratique doivent être repensées, fusionnées. Les programmes doivent être axés sur la résolution des problèmes sociaux qui affligent nos sociétés et sur l’amélioration des conditions de vie des classes travailleuses. Les connaissances issues du système d’éducation doivent bénéficier et être accessibles à tous et toutes. En d’autres termes, il faut révolutionner le système d’éducation à la hauteur de nos aspirations et à la hauteur du progrès historique du socialisme. Dans le cadre du système capitaliste, le réaménagement révolutionnaire de notre système d’éducation connaît des limites évidentes. Seul le socialisme peut nous permettre d’aller de l’avant.
La jeunesse au combat
Historiquement, la jeunesse a joué un rôle clé dans les changements sociaux, dans la lutte de classe et dans les combats révolutionnaires. Dans le passé, son aspiration à un monde plus égalitaire et meilleur poussait la jeunesse prolétaire à l’avant-scène du combat contre les inégalités sociales. Aujourd’hui, notre travail consiste à reconstruire le pôle d’avant-garde de la jeunesse prolétarienne, à reconstruire un mouvement de la jeunesse contre le capitalisme. Sans plus tarder, organisons-nous pour le socialisme.
Les Femmes prolétaires doivent joindre
En tant que prolétaires, les femmes prolétariennes sont d'abord exploitées du fait de leur classe sociale et par la suite, par leur statut de femme. La discrimination raciale étant encore présente, les femmes de nationalités différentes se voient même triplement opprimées. Depuis le début de la propriété privée, l'être humain a défini des rapports sociaux entre les sexes basés sur des rapports de productions matérielles. Nous voyons, encore de nos jours, les traces de cette évolution historique des rapports entre les hommes et les femmes en plus du rôle encore dominant qu'on attribue à l'homme. Les femmes socialisées à répondre aux besoins de l'homme et de la société, sont devenues dans le système capitaliste, des outils et une main- d'œuvre à bon marché. Lors de crises économiques, le taux de chômage augmente et les femmes sont sollicitées à jouer seulement leur rôle de mère afin de laisser plus de place aux hommes sur le marché du travail. Misant sur des raisons dites naturelles ou religieuses, la bourgeoisie capitaliste légitime les rapports inégaux des sexes et dénigre le travail des femmes au profit de celui de l'homme. La bourgeoisie en tire d'autant plus d’avantages puisqu'elle divise ainsi la classe prolétarienne. Dans le système capitaliste, les femmes sont la cible des médias, de la publicité qui les traitent comme le sexe faible, qui la régresse et l'isole via des mythes, des préjugés, etc.
Les femmes doivent donc s'unirent ensemble afin de contester les normes sociales actuelles; la socialisation des rapports sexués, et lutter au sein de sa classe pour une révolution qui permettra de mettre les bases d'une égalité des sexes, d'une égalité entre tous les membres de la société, une révolution donc socialiste ayant pour objectif le communisme. Ce n'est ni par des réformes sur des lois et des droits qui ne vont pas à la source du problème -celui de la persistance des vieilles idées patriarcales (le sexisme, la discrimination, l'exploitation, etc.)- que nous vaincrons. Ni en luttant dans une organisation féministe qui tentera souvent par des réformes une égalité des sexes. Non! C’est en luttant pour la mise à mort de l'exploitation capitaliste sur l'ensemble de la classe prolétarienne que les femmes auront la chance d’atteindre leur pleine émancipation. C'est seulement en s'organisant dans un groupe communiste que la femme qui prend conscience de l'ensemble des enjeux pesant dans la société, pourra réellement utiliser son plein potentiel et y proposer une réelle alternative par la voie socialiste. En luttant en tant que communistes, les femmes revendiquent une égalité de tous et toutes, contestent un système d'exploitation des sexes et des nationalités ainsi qu'une idéologie inhumaine, un système hiérarchique et des valeurs compétitives, de rendements, etc. Aussi, elle travaille à construire une société meilleure qui prend compte des réalités et revendications de tous et toutes, et donc des femmes. Ce n’est donc pas seulement en luttant contre l’oppression des femmes, mais aussi contre l’exploitation de la majorité de la population que les femmes doivent participer à l’ultime lutte, celle de la lutte des classes. Durant la phase socialiste, nous devrons travailler ensemble à déconstruire les rapports entre les hommes et les femmes afin d'abolir le mythe de la suprématie masculine et mettre les bases d'une société plus juste, égalitaire et équitable.
Des pistes de changements pour améliorer les conditions des femmes
Dans un système socialiste, nous devrons travailler dès le départ à déconstruire les mythes sexistes envers la femme et poser les bases d'un meilleur rapport entre les sexes. Tout d'abord, il faudra socialiser les tâches domestiques afin que les femmes ne soient plus aux prises avec le double travail (travail salarié/ travail non salarié). Afin de détruire les rapports inégaux existants entre les sexes, il faudra déconstruire les genres et abolir les stéréotypes sexuels. Aussi, la déconstruction de la division sexuelle du travail, permettra à quiconque de travailler dans le domaine qu'il ou elle désire sans égard au type de travail qu'il s'agit, les emplois sont unisexes. Nous devrons mettre l'effort qu'il faut en ce qui concerne l'éducation des enfants qui devra être uniforme indépendamment du sexe de l'enfant. Ce qui diminuera les différences sexuelles au niveau des capacités physiques et intellectuelles des individus. De plus, il est essentiel de permettre une plus grande accessibilité en garderie, pour que les femmes ne soient plus contraintes à rester à la maison par manque de place dans les garderies. Elles devront être gratuites, afin que tous et toutes puissent avoir leur place. En définitive, les femmes ont tout intérêt à revendiquer un changement radical de société qui préserve les vieux modèles patriarcaux et raciaux aux bénéfices des capitalistes. La solution pour la femme se trouve indéniablement dans un système qui lui laisse la place qu'elle mérite, soit la même que tout autre individu, dans un système communiste. En ce sens, elles doivent unir la lutte contre l’oppression de la femme avec celle de la lutte des classes.
les personnes âgées sont maltraitées
Depuis son émergence, le capitalisme a toujours placé les profits avant les humains, et les personnes âgées n’y font pas exception. Après des années de vie et de travail au sein de la société capitaliste, l’État bourgeois les remercie en les « parquant » dans des centres où les coupures massives du gouvernement entrainent des conditions de vie déplorables : on broie la nourriture pour faire manger plus vite les « clients », on enferme des personnes âgées dans leur chambre, on donne seulement un bain par semaine à certaines personnes, on laisse des personnes âgées trempées dans leur merde pendant des heures et bien plus encore. Le capitalisme et toutes ces infrastructures ne sont pas foutus de respecter les prolétaires, même avant leurs morts. On enlève la dignité, la liberté et le plaisir de vivre à des milliers de personnes. Par contre, les bourgeois peuvent se payer le luxe d’une fin de vie confortable, contrairement à une majorité de la population. Voici le portrait d’une société où le travail – parce qu’il entraine le deuxième - et le profit sont les deux seules notions que les élites politiques et économiques respectent. Seule une société débarrassée de cette mentalité inhumaine, seule une société qui met de l’avant l’humain avant le profit peut développer des infrastructures et des services de qualité pour les personnes âgées. À bas le capitalisme et l’âgisme! Vive le socialisme, synonyme de respect et de dignité pour les personnes âgées.
L’homosexualité n’est pas un crime! NI UNE Maladie!
Les préjugés, les discriminations et les pénalisations de l’homosexualité doivent cesser. L’homophobie est une pensée profondément réactionnaire que nous devons combattre au même titre que les autres oppressions. L’égalité formelle doit laisser la place à l’égalité réelle, c’est-à-dire que les homosexuels doivent avoir les mêmes droits que quiconque et pouvoir vivre sans être victimes de l’intolérance.
Le socialisme et le communisme ont été complètement déformés par leurs adversaires, autant par les partisans officiels du capitalisme – conservateurs, libéraux, sociaux-libéraux et fascistes- que par les staliniens et autres dirigeants actuels de systèmes totalitaires, comme en Chine, Cuba, etc. Pour bien saisir et comprendre le projet socialiste, il faut d’abord se débarrasser des idées reçues, des idées dominantes et ensuite, écouter ce que de vrais partisans du socialisme ont à dire.
L’infrastructure économique
Au niveau économique, le socialisme c’est la collectivisation des moyens de production, le contrôle ouvrier et la planification économique. Par collectivisation des moyens de production, nous entendons la propriété collective des usines, des terres agricoles, des petites, moyennes et grandes entreprises, des ressources naturelles, etc. Autrement dit, les moyens de production appartiennent au peuple travailleur –prolétariat- ou plus précisément, au nouveau pouvoir politique de classe des travailleurs et travailleuses du prolétariat, c’est-à-dire les «conseils»- nous allons y revenir plus-tard. Pour assurer un véritable contrôle démocratique de l’économie -sous le socialisme-, nous défendons l’idée que chaque lieu de travail doit être géré par les travailleurs et travailleuses eux-mêmes, sans patrons, mais avec un comité élus et révocables en tout temps qui coordonne le travail. C’est ce que nous appelons le contrôle ouvrier ou le contrôle prolétarien. Pour une plus grande efficacité, l’organisation économique doit être centrale et planifiée. Contrairement à l’économie capitaliste qui est chaotique, qui gaspille et qui est fondée sur la recherche infinie de profit – quitte à produire de la camelote-, l’économie socialiste est planifiée pour éviter le gaspillage, pour partager les richesses entre tous et toutes et répondre aux besoins humains. C’est ce que nous appelons l’économie planifiée.
La superstructure politique
Au niveau politique, le socialisme c’est la démocratie des conseils, c’est le pouvoir de la majorité, le pouvoir prolétarien/populaire contre les anciens oppresseurs capitalistes. Contrairement à la «démocratie capitaliste»- aussi appelée démocratie bourgeoise-, la démocratie socialiste –aussi appelé la démocratie prolétarienne- est beaucoup plus réelle, profonde et véritable. La «démocratie capitaliste» c’est le dictat de la bourgeoisie très minoritaire sur la majorité des travailleurs et travailleuses du prolétariat. La démocratie socialiste c’est le dictat de la majorité prolétarienne sur la minorité bourgeoise. Cette nouvelle démocratie, ce nouveau pouvoir s’exprime par les conseils ouvriers/prolétariens, composés de délégués issus des travailleurs et travailleuses du prolétariat et qui sont révocables en tout temps. Donc, la société socialiste c’est un État dirigé par les conseils ouvriers/prolétariens, eux-mêmes composés des délégués des différentes sections du prolétariat dans les milieux de travail. À l’intérieur des conseils, plusieurs partis pro-conseils peuvent se disputer loyalement la direction. Donc, le multipartisme est non seulement possible, mais nécessaire pour éviter une dégénération du pouvoir des travailleurs et travailleuses du prolétariat.
La superstructure idéologique
Au niveau idéologique, le socialisme doit en quelque sorte donner naissance à un homme/femme nouveau/nouvelle. Comme pour l’économie et le politique, une société qui naît des flancs du capitalisme ne peut pas se débarrasser d’un seul coup de toutes les caractéristiques négatives de ce système. En d’autres termes, il hérite de certaines particularités qu’il faudra combattre au fur et à mesure pendant la transition socialiste, comme le racisme et le sexisme au niveau de l’idéologie. Le projet socialiste constitue une véritable révolution économique, une véritable révolution politique et il doit aussi être une véritable révolution idéologique, c’est-à-dire que nous devons continuer à faire progresser la conscience de classe, continuer à faire progresser les idées internationalistes, les idées communistes, les idées d’égalité des sexes et d’égalité tout court, etc. La révolution idéologique doit développer l’esprit critique des travailleurs et travailleuses du prolétariat pour que notre classe sociale soit en mesure de continuer efficacement la lutte de classes et approfondir jusqu’au bout le projet socialiste.
Le socialisme est une période de transition
Malgré l’immense progrès que constitue le socialisme vis-à-vis du capitalisme, le socialisme ne constitue qu’une période de transition entre le capitalisme et le communisme. C’est une transition qui est un processus continue, une révolution constamment en mouvement, une révolution permanente. D’abord, cette transition s’impose d’elle-même comme une nécessité, comme une réalité objective. C’est une transition où l’infrastructure économique et les superstructures politique et idéologique sont étroitement imbriquées l’une dans l’autre, constamment en relation dialectique. En d’autres termes, ces trois sphères s’influencent mutuellement et évoluent ensemble. De plus, la transition est non seulement indispensable pour l’extension du socialisme dans les autres pays capitalistes[1], mais aussi pour organiser l’économie, pour changer les mentalités, pour que les prolétaires apprennent à gérer, participer et administrer la société, etc. En définitive, c’est une étape pour détruire tous les vestiges du capitalisme, une étape pour empêcher le retour au capitalisme et aussi une étape nécessaire pour jeter les bases d’une société communiste.
Le communisme
Il n’est pas vraiment possible de trancher au couteau une ligne qui démarque le socialisme et le communisme, c’est-à-dire qu’il est possible de définir le projet communiste, mais qu’il est peu probable que dans la réalité une société devienne tout d’un coup communiste, du jour au lendemain. Autrement dit, certaines caractéristiques de la société communiste pourraient peu à peu se développer dans la transition à des niveaux inégaux. Aujourd’hui, les travailleurs et les travailleuses du prolétariat peuvent tirer un bilan des différentes expériences ayant pour objectif la réalisation du socialisme, mais pour ce qui est du communisme, il nous reste encore beaucoup à découvrir.
Lorsque nous parlons de communisme, nous parlons d’un projet de société sans classes sociales, sans État, sans salariat, sans inégalités, où la division du travail entre ceux et celles qui dirigent et ceux et celles qui exécutent est abolie, où «le gouvernement des personnes fait place à l’administration des choses» et où le principe «de chacun selon ses moyens à chacun selon ses besoins» est appliquée. Le communisme, c’est aussi l’aboutissement de la transformation des rapports de production et des rapports sociaux durant la transition. Évidemment, la réalisation d’une société communiste demande un développement économique suffisant, mais aussi une organisation sociale structurée et une préparation économique, politique et idéologique très avancée.
Les conditions préalables pour
Dans le moment présent et pour le futur, la voie pour atteindre le socialisme ou plutôt les tâches à réaliser pour nous faire progresser dans ce sens sont nombreuses et très différentes selon le contexte. Dans le moment présent, nous devons nous atteler à fonder et construire une organisation pré-parti défendant des idées communistes, révolutionnaires et internationalistes. Nous devons aussi faire tout ce qui est en notre pouvoir pour accentuer avec plus de vigueur la lutte de classes entre les travailleurs et travailleuses du prolétariat et les capitalistes. En d’autres termes, rien de moins que relancer la lutte de classes. D’ailleurs, ces deux prémisses essentielles pour ranimer les idées communistes sont interdépendantes parce que les luttes peuvent faire grossir l’organisation et l’organisation pré-parti peut contribuer à déclencher des luttes. Dans la même perspective, une organisation embryonnaire au niveau international est nécessaire parce que le combat pour le socialisme et le communisme est un combat mondial.
Avec le développement de ces deux conditions, un jour la création du parti de la classe prolétarienne/ouvrière va se poser. Ce parti ne sera peut-être pas l’œuvre d’une seule organisation pré-parti, mais de plusieurs. Pour le moment, nous n’en savons rien. Malgré tout, le prolétariat doit se doter d’un parti pour défendre ses intérêts à courts et longs termes. Un parti armé d’un communisme révolutionnaire et internationaliste, un parti regroupant les travailleurs et travailleuses du prolétariat ayant une conscience de classe développée. C’est ce que nous appelons un parti d’avant-garde. Nous le nommons parti d’avant-garde parce qu’il est un parti regroupant des prolétaires ayant une conscience de classes développée, une conscience de ses intérêts et une compréhension globale de la société capitaliste et du socialisme. Un parti d’avant-garde aussi parce qu’il est toujours aux premières lignes dans la lutte de classes. De façon parallèle, les communistes doivent développer une organisation internationale qui pourra un jour déboucher sur la création d’une nouvelle Internationale- aussi appelé le parti mondial-. À ce moment, le rôle que jouera le parti de la classe prolétarienne dans la lutte de classes sera très différent. Dans ces conditions, il pourra sur ces propres bases engendrer la lutte de classes.
L’histoire nous a montré qu’aucune classe dominante n’a abandonné son pouvoir volontairement Ainsi, il n’est jamais arrivé et cela n’arrivera probablement jamais que la classe capitaliste lègue son pouvoir aux classes populaires par les élections. Au contraire, les masses populaires ayant élus des candidats réellement prosocialistes au parlement ont toujours été renversées par la violence des pays impérialistes et/ou par les forces sociales réactionnaires du pays. Donc, pour mettre fin au capitalisme, il faut faire la lutte armée, la révolution. Ce n’est pas nous, les prolétaires, qui voulons la violence. Ce sont les capitalistes qui l’utilisent chaque jour pour défendre leurs privilèges et leur pouvoir. Au système capitaliste nous ne pouvons pas opposer le pacifisme, la seule voie est la violence révolutionnaire. Nous ne sommes pas pour la violence inutile, ce que nous voulons c’est la conquête du pouvoir par les travailleurs et travailleuses du prolétariat. La lutte de classes ponctuée de grèves, d’occupations, de manifestations et d’actions de masses doit déboucher sur la lutte armée si nous voulons mettre fin définitivement au système capitalisme et à l’impérialisme. Au moment approprié, c’est-à-dire quand les conditions objectives et subjectives –appui dans la classe des travailleurs et travailleuses du prolétariat- seront réunies, la lutte armée doit être un soulèvement de masse où le parti de la classe ouvrière/prolétarienne, les organisations révolutionnaires –embryon du futur pouvoir- et l’armée révolutionnaire doivent jouer un rôle clé. Après la conquête du pouvoir politique, les veilles institutions capitalistes doivent être détruites pour laisser la place aux nouvelles institutions du socialisme.
En avant pour la lutte de classes
La lutte de classes doit déboucher sur une révolution socialiste, mais nous n’y arriverons pas du jour au lendemain. Dès aujourd’hui, nous devons nous organiser pour défendre notre vision et pour défendre les intérêts des travailleurs et travailleuses du prolétariat et de la jeunesse populaire. Pour être plus fort contre notre ennemi principal, c’est-à-dire la bourgeoisie de notre pays, nous devons nous rassembler pour frapper ensemble. Alors, nous vous invitons à faire entendre votre voix. Ébranlons les vieilles structures du capitalisme et créons un monde nouveau! Battons-nous tous ensemble! Joignez-nous dans la lutte pour le progrès, pour le socialisme, pour l’avenir!
[1] À ce titre, nous considérons la thèse du «socialisme dans un seul pays» tout à fait improbable et anti-marxiste.
Le Camarade
"Le Camarade" est le nom donné à tous nos tracts d'interventions.
Le Camarade #1:
Ce tract a été réalisé dans le contexte d'une grève étudiante contre la hausse des frais de scolarité en novembre 2009.
Les partis traditionnels n’ont aucun projet de société pour la jeunesse
Les élites politiques et économiques n'ont aucun projet pour la jeunesse. La seule proposition éternelle c'est le statu quo d'un système capitaliste qui traverse une triple crise économique, sociale et environnementale. Les gouvernements successifs du Canada et du Québec remettent en cause de façon permanente les acquis durement gagnés par les travailleurs, travailleuses et la jeunesse. Les services publics sont victimes de coupures massives, le patronat licencie à tour de bras, nos conditions de vie se dégradent, les capitalistes détruisent l'environnement pour remplir leurs poches. En bout de ligne, on veut nous faire payer à nous, les travailleurs et travailleuses du prolétariat et la jeunesse prolétarienne, les crises que le système capitaliste nous impose. Malgré que les riches bourgeois accumulent sans cesse des taux de profits incroyables, les richissimes continuent leurs attaques contre le peuple travailleur. Malgré les richesses incroyablement grandes de nos sociétés, le capitalisme a prouvé son incapacité à la redistribuer et à assurer une justice sociale pour tous et toutes.
Et la hausse des frais de scolarité dans tout ça?
Le gouvernement est au service des riches. Il donne des crédits d’impôts, permet les échappatoires fiscales et va jusqu’à ne pas demander d’impôts à plusieurs grosses entreprises. Pire encore …. on impose des impôts au peuple pour aussitôt en refiler une partie au patronat des grandes entreprises. En d’autres termes, les travailleurs et travailleuses financent les grands capitalistes par le biais des impôts. Parallèlement à cela, on essaie de nous faire croire qu’il manque d’argent, qu’il faut se serrer la ceinture, qu’il faut augmenter les frais de scolarité, payer davantage pour les services. Présentement, les capitalistes et leurs gouvernements de vendus veulent nous faire gober cette logique pas seulement en éducation, mais dans tous les secteurs de la société. La réalité n’est pas que nos sociétés sont incapables d’assumer des services de qualité pour le bien-être de la majorité, mais que le système capitaliste fonctionne de façon à concentrer les richesses de toute une société entre les mains de quelques-uns, c’est-à-dire de la bourgeoisie. Pour avoir une éducation gratuite et pour augmenter nos conditions de vie, il va falloir se battre contre ceux qui possèdent tout. Appliquons le mot d’ordre : « Faisons payer les riches ».
Changeons de système
En définitive, que voulons-nous pour la jeunesse et les travailleurs et travailleuses? Temporairement, faire payer les riches est une bonne idée, mais que voulons à long terme ? À notre avis, face à un système économique, social et politique insatisfaisant, le projet de société de la jeunesse des classes populaires doit être le socialisme. Pour une société égalitaire dirigée pour et par le peuple travailleur et dans laquelle l'économie est gérée en fonction des besoins humains et non sur les profits. Pour une société dans laquelle les richesses sont partagées entre tous et toutes. Une société où l’éducation est non seulement gratuite, mais où l’éducation est orientée sur les besoins du peuple, une éducation au service de la société. Inscrivons sur nos bannières : « changeons de système ».
Vive le socialisme! Vive le pouvoir du peuple travailleur! Voilà notre projet de société.
Que faire?
Historiquement, la jeunesse a joué un rôle clé dans les changements sociaux. Dans le passé, son aspiration à un monde plus égalitaire et meilleur poussait la jeunesse prolétarienne à l’avant-scène du combat contre les inégalités sociales. Aujourd'hui, l'objectif que nous devons nous fixer est de reconstruire ce mouvement. Nous devons combattre les injustices, contester les mensonges et renforcer l’union de la jeunesse. Pour ceux et celles qui croient, comme nous, que le socialisme doit être le projet de société de la jeunesse, il faut mettre de l'avant nos idées et les faire progresser parmi la jeunesse, il faut s'organiser dans un groupe qui réunit les efforts de chacun-e dans une seule et même force politique et sociale. C'est pourquoi le noyau d’organisation (JC) vous invite à construire l'organisation Jeunesse Communiste avec lui. Joignez le combat dès maintenant!